Le cadre métallique moulé d’une seule pièce fait sa première apparition dans les ateliers américains d’Alpheus Babcock, à Boston, entre 1820 et 1830.
Jusqu’à cette période, les cadres des pianos étaient en bois. Ils étaient donc exposés aux variations d’hygrométrie et aux mouvements naturels du matériau. L’accord était instable, et les instruments ne pouvaient pas supporter la tension que l’on trouve aujourd’hui sur un piano moderne accordé autour de 440 Hz.
Il pouvait même arriver qu’un piano cède sous la tension cumulée des cordes.
Avant l’arrivée du cadre en fonte monobloc, on observe déjà des renforts métalliques ajoutés aux structures en bois sur les pianos du début du XIXe siècle.
C’est à partir du milieu du XIXe siècle, et jusqu’à la fin de celui-ci, que le cadre en fonte moulé d’une seule pièce va progressivement s’imposer chez la majorité des facteurs de piano.
La fonte est très rigide, mais elle conserve une légère élasticité qui lui permet d’absorber les variations de tension du piano sans se déformer durablement.
Aujourd’hui, la plupart des pianos que vous croiserez ont un cadre métallique.
Cependant, la mention « cadre métallique » n’est pas du tout suffisante pour garantir un piano de bonne qualité. Il faut aussi vérifier la bonne tenue du clavier et de toutes les pièces de la mécanique : les feutres, l’état des marteaux, ainsi que la fluidité du mouvement des pièces entre elles.
La bonne tenue d’accord d’un piano est également déterminante pour son utilisation. Après plusieurs décennies, les chevilles peuvent ne plus être en mesure de maintenir correctement la tension des cordes. Il faut alors les remplacer, ou intervenir sur le sommier en bois qui les accueille.
C’est un travail conséquent, dont le coût peut parfois atteindre celui d’un piano d’occasion récent et parfaitement fonctionnel.
Attention donc aux offres « piano à donner » en ligne !
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Guillaume Soulier
Piano & Son

